Fillon 2- Le retour.



Le suspense est insoutenable.

Dans quelques heures nous connaitrons le fruit des élucubrations du Président et de son directeur de cabinet, François Fillon.

Les problèmes sont finalement plus nombreux que prévus tant les résultats électoraux ont contrarié les plans de l'équipe en place. Le nombre de parlementaires obtenus par la gauche ne faclite pas les débauchages (regarde bien à droite de ton écran quand même...).

En sens inverse, les candidats de droite battus peuvent difficilement être recyclés comme secrétaires d'État ou ministres. Cela ferait mauvais genre.

Ainsi, je regrette vraiment la défaite de Rollerman - battu à plate couture. C'est à mon sens un vrai drame. Klarsfeld au gouvernement c'était l'assurance de fou-rires presque quotidiens.

Imaginez-le arrivant en Conseil interministériel en rollers ! Il nous aurait forcément gratifié à la sortie de commentaires inédits. Dommage.



Même regret pour madame Noachovitch. Avoir son destin politique contrarié par un steack haché, ça n'est jamais arrivé à personne... Clic sur un des deux.



Elle aurait pourtant fait sans aucun doute une magnifique porte-parole du gouvernement.



Heureusement, l'éventuelle arrivée de Bernard Laporte comme secrétaire d'État à la jeunesse et aux sports pourrait nous sauver la mise.


L'image “http://mondialdurugby.com/IMG/jpg/Laporte.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.



D'abord en permettant à l'équipe de France de rugby de se débarrasser de son sélectionneur à quelques encablures d'une coupe du monde qui s'annonce bien mal.

En tous cas, ça inspire sacrément François Fillon... Clic où tu veux...
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Mais surtout, imaginez les jeux de mots autour de la table de réunion autorisés par sa nomination.

Tenez, si Borloo merdait encore une fois, j'entends déjà Sarkozy lui hurler : "Tu sais quoi Jean-Louis ? Bah t'es plus près de Laporte que de l'augmentation ! "




Pour le reste, je rêve évidemment de la nomination de Christian Estrosi. On le donne comme possible secrétaire d'État au tourisme. Surnommé depuis son plus jeune âge le "motodidacte" par ses adversaires politiques (il fut un pilote émérite de motos), Estrosi lancé sur une Harley dans une tournée des plages, cet été, ça vous aurait une putain de gueule !

Clic sur le casque et tu verras que c'est bien lui.




Bon, c'est pas tout, je fais le malin, mais je vais allumer mon portable moi. Imaginez qu'ils soient tellement à la rue qu'ils m'appellent pour me proposer un truc !



En tous cas, les copains de 20 minutes ont été traumatisés par le drame personnel survenu dimanche soir au maire de Bordeaux.

Regardez Pluto, ils voient des Al1 JuP partout... À moins que Jack Lang ait changé de coiffeur.


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À suivre...
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# Posté le samedi 23 juin 2007 14:53

l'After France et le Pluralisme!

Eh bah, ça commence à sacrément sentir le roussi...

Daniel Schneidermann publie ce matin un post dans lequel il explique qu'il ne sait toujours pas si Arrêt sur images sera reconduit la saison prochaine. Il explique, de manière à la fois amusée et inquiète, que la décision devrait tomber au lendemain de la dernière (le 18 juin) ; au lendemain des législatives aussi d'ailleurs. Il ne pourra donc rien annoncer à l'antenne dans l'émission diffusée dimanche prochain. Sachant qu'Arrêt sur images est enregistré le vendredi, vers l'heure du déjeuner, soyons simple : c'est aujourd'hui ou demain que les choses doivent bouger pour qu'une annonce soit possible à l'antenne...
J'attire juste votre attention sur un détail, ne pas savoir après la mi-juin ce que l'on va faire à la rentrée, à la radio ou à la télévison, signifie généralement - sauf miracle - que l'on ne va rien faire à la rentrée, puisque généralement les grilles sont bouclées très tôt...

Vous me direz que cette supression ne serait pas un drame et qu'il y a des gens dans des situations bien plus précaires dans tous les milieux. Vous aurez entièrement raison. Nous avons souvent ici des sujets de préoccupation de super privilégiés.

Il n'en demeure pas moins que la disparition de l'antenne de la seule véritable émission de critique de la télévision dans tous ses dimensions - politique inclue - serait un signe ou un signal fâcheux, vu le contexte d'Hégémonie et d'Hyper-présidence dans lequel nous serons dimanche à 20 heures.

Je ne préjuge en rien de ce qui va se passer ou pas pour ASI, mais j'ai comme l'impression que l'étau se resserre sérieusement ces jours-ci dans l'espace médiatique. La question du pluralisme posée en premier lieu par François Bayrou - qui en fit le thème de sa campagne - et désormais bastonnée par des socialistes en voie de laminage, est là au milieu de la table.

Mais un peu tard...

L'"ouverture", mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy, et qui continuera dès le lundi 18 justement, avec un nouveau nouveau gouvernement, est un splendide leurrre. Les ralliements individuels sont les arbustes qui cachent - bien mal - la forêt d'un pouvoir qui sera le plus absolu depuis bien longtemps. Et pour bien longtemps. Fillon 2, comme Fillon 1, privilégiera la cosmétique avec cette fois, de la jeunesse, de la féminisation et de la "diversité". Et si possible, avec les trois en même temps. Le tout pourrait bien être incarné avec l'octroi d'un secrétariat d'État à Rama Yade, histoire de doubler l'effet Rachida Dati. En privé, le Président fait d'ailleurs savoir aux nombreux candidats aux postes de secrétaires d'État, qui se bousculent au portillon, que ce sont ses trois seules priorités. On comprend pourquoi, vue l'enthousiasme dans lequel Fillon 1 a été accueilli. Terminer la "saison politique" en voyant les journalistes politiques s'extasier sur les "trouvailles" du Président, voilà l'unique but des spin doctors de l'Élysée... Nul doute qu'il sera pleinement atteint dès lundi après-midi.

Dans ce climat et face à ce rouleau-compresseur, je crains que nos gentils débuts de discussions entre "blogueurs influents" (mais quelle foutaise...), pour savoir comment nous pourrions nous regrouper pour exister - voire résister (ce terme m'exaspère) - soient quelque peu sous-dimensionnées... Sans parler des égos et du narcissime des uns et des autres (bibi compris) qui les conduisent généralement à préférer les voies de la royale attitude/solitude (aucun rapport avec la future probable patronne du PS...). Et que dire des signes de l'isolement le plus vain incarné par certains actes totalement irréfléchis et immatures? Non, promis, je ne vais pas vous reparler du flingage du blog François Mitterrand 2007...

Beaucoup d'entre-vous me sollicitent d'ailleurs et m'envoient gentiment des mails pour proposer leur aide technique au cas où une grosse plate-forme collective serait en préparation. Sachez qu'il n'en est rien pour l'instant. Chacun marche dans son coin, avec ses propres soucis et ses priorités légitimes.

source: http://birenbaum.blog.20minutes.fr/

# Posté le jeudi 14 juin 2007 20:16

Sarko Ivre?

Sarko etait ivre?
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# Posté le jeudi 14 juin 2007 02:48

Et si Sarko enterrait la gauche

Pendant que le PS se ferme et se referme sur lui-même, grondant et vilipendant, Ségolène Royal pour avoir passé un coup de fil à François Bayrou !, de son côté, Nicolas Sarkozy ouvre et rouvre encore et toujours. Singulier contraste entre une gauche porc-épic et une droite Panda ou nounours en peluche. Une droite apparemment douce, si douce pour ses adversaires. Pour François Bayrou par exemple devant qui l'UMP retire son candidat... qui allait être battu. Plus fort encore : les syndicats d'enseignants sont sortis ravis et même enchantés de leur rendez-vous à l'Elysée.

Pourtant il y a quelques semaines encore, Sarkozy c'était le diable, le fric et le flic, l'obscène à nos portes, le « Caca 40 », l'infra-culture, la guerre civile. Certes, déçus par la gauche, certains professeurs allaient jusqu'à se tourner vers le centre de François Bayrou, mais plutôt mourir que d'aller au-delà. Pour les enseignants, traditionnellement, la gauche c'était l'intelligence, la morale, alors que la droite symbolisait l'immoralisme et la bêtise à tête de taureau, enfin de Sarko. Cette droite tant de fois combattue dans les urnes et dans la rue. Des années de manif, de militantisme, de contestation...

Or, avec les fédérations de parents, les syndicats d'enseignants se sont rendus à l'Elysée, dans l'antre de la bête, et - à quelques jours du second tour des législatives ! - ils ont claironné leur satisfaction d'avoir trouvé une oreille attentive. Sarko les a reçus mais c'est lui qui a été reçu avec mention bien !

Il faut dire que le Président a accepté de retirer le décret Robien (son ex-collègue de l'Education nationale !) qui voulait étendre le temps de travail des enseignants. Le chef de l'Etat qui est donc aussi en charge de l'Education, comme du reste, leur a aussi annoncé qu'il suspendait le dispositif permettant l'apprentissage à 14 ans. Certes, il reste des points d'inquiétude, comme le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Mais quand Sarkozy chante, comme il l'a encore fait, le travail à l'école, le mérite, le respect, la discipline, les enseignants reprennent en ch½ur.

Comment voulez-vous que la gauche aille les mobiliser ensuite, et les faire voter contre ce chef d'orchestre si habile qu'il enrôle jusqu'à ses adversaires. Ainsi l'a-t-il encore répété à ses proches et aux dirigeants de l'UMP, le lendemain du premier tour, « c'est parce que j'ai ouvert, contrairement à Chirac, que nous avons gagné et c'est parce que j'ouvrirai encore que nous l'emporterons demain... L'ouverture, c'est la garantie anti-érosion du pouvoir». Concrètement, cela signifie la mise en avant et en valeur des ministres de gauche comme Bernard Kouchner au Darfour et Eric Besson, « le social-traître » sur la TVA sociale justement.

Ouverture, que de crimes seront commis en ton nom... La nomination des prochains secrétaires d'Etat fera encore souffrir les sarkozystes estampillés, les fidèles des fidèles qui devront attendre et ravaler leur amertume. Du moins les hommes, qui sont trop nombreux pour trop peu de places, puisqu'on parle de 7 nominations, parmi lesquelles les femmes d'abord, comme la centriste ex-UDF Valérie Létard, la black Rama Yadé, française d'origine sénégalaise, une des révélations de la campagne, ou la rousse Nathalie Kosciusko-Morizet, spécialiste piquante des questions d'environnement. A côté de celles-ci, Nicolas Sarkozy voudrait faire figurer une autre femme, de gauche, certains évoquant le nom de Christaine Taubira, la radicale, mais très engagée dans cette lutte mémoriale sur l'esclavage qu'a stigmatisée l'ex-patron de l'UMP lorsqu'il était en campagne présidentielle. A défaut, le président du parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet, est un candidat quasi déclaré, de même que le sénateur mitterrandolâtre Michel Charasse qui n'avait pas hésité à afficher pour Sarkozy une sympathie proportionnelle à son antipathie envers Ségolène Royal.

Le tropisme sarkozyste vers le centre et la gauche laisse peu d'espoir aux ralliés d'hier comme les ex-UDF Maurice Leroy, Nicolas Perruchot ou François Sauvadet et encore moins aux partisans de toujours qui n'en peuvent plus de piaffer : Luc Chatel, Yves Jego, Dominique Paillé ou Laurent Wauquiez. Il y en a peut-être un ou deux qui seront retenus. Les autres devront prendre leur mal en patience en vantant les mérites du grand chef qui les a prévenus : « fermer un peu serait mourir beaucoup ». Et pas seulement électoralement.

Ce sont les mauvais jours qu'il faut anticiper. Le but est de prendre la suprématie, le rôle-titre dans la démocratie d'opinion pour amortir le choc de mesures qui ne seraient pas populaires. Et donc apparaître comme l'ouvreur en chef, le grand frère de la Nation qui va jusqu'à offrir un statut en or à l'opposition, jusqu'à lui suggérer de se moderniser, de se repenser pour concourir ensemble à la nécessité de la démocratie de demain. Aussi Sarkozy va-t-il organiser la gauche comme on l'enterre, faire mieux que Chirac bien sûr, mieux que Mitterrand aussi évidemment, et mieux que Giscard qui avait échoué à démocratiser la société française et à domestiquer la gauche. Sarkozy veut faire mieux que tous, être la star, la nouvelle star incontestée, incontestable. A la place de Julien et de Tigane ce soir on se méfierait, « Nicolas » pourrait fort se pointer pour la finale de la « Nouvelle Star » sur M6. Vous imaginez, Julien a été élu par les lectrices de Elle « homme le plus sexy de l'année... devant Brad Pitt ! » Ça, c'est insupportable pour Sarkostar !

Par Nicolas Domenach, directeur adjoint de la rédaction de Marianne.
Source: http://marianne2007.info/
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# Posté le jeudi 14 juin 2007 02:40

Pégard à l'Elysée...

Pégard à l'Elysée, mon blog et révélation
Je viens de prendre connaissance des vraies circonstances qui ont présidé au recrutement de Mme Pégard au poste de conseiller à la présidence de la République. J'ai déjà eu l'occasion de vous dire qu'avec le nouvel élu, on échangerait le pittoresque de mon prédécesseur pour le cocasse, c'est désormais chose faite.

Sachez donc qu'à l'origine, Mme Pégard a demandé une entrevue à l'épouse du président afin que celle-ci justifie son étrange abstention lors du second tour de l'élection présidentielle. On m'a assuré qu'à l'occasion de la formulation de cette requête, celle qui était encore journaliste au « Point » de ce bon Giesbert était bien loin de se douter qu'elle finirait deux jours plus tard conseillère du prince.

Rendez-vous a été pris dans l'un de ces restaurants pour rastaquaouères comme semble les affectionner le couple présidentiel, non loin des Champs-Élysées à Paris. Au bout de deux minutes de conversation, sur fond de musique électronique hypnotique à la mode (heureusement qu'on ne m'infligeait pas ça « chez Lulu » ou au « Pichet ») l'épouse qui ne vote pas pour son mari proposait à Mme Pégard de les rejoindre à l'Elysée. « Tu ne vas pas faire ce métier toute ta vie », « Franchement, tu n'en as pas marre de faire la scribouillarde », autant d'arguments qui ont ébranlé l'intrépide reporter du « Point ». Du coup, l'épouse a convoqué son mari, qui n'était pas encore officiellement installé. Celui-ci est arrivé dans l'instant. Dix minutes plus tard, Mme Pégard était conseiller à la présidence, et le lendemain, elle était dans l'avion pour Berlin. A-t-elle eu le temps de réfléchir ? Personne ne le sait, et d'après ce que l'on me raconte, elle ne se rend toujours compte de rien.
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# Posté le mercredi 06 juin 2007 08:07