Eh bah, ça commence à sacrément sentir le roussi...
Daniel Schneidermann publie ce matin un post dans lequel il explique qu'il ne sait toujours pas si Arrêt sur images sera reconduit la saison prochaine. Il explique, de manière à la fois amusée et inquiète, que la décision devrait tomber au lendemain de la dernière (le 18 juin) ; au lendemain des législatives aussi d'ailleurs. Il ne pourra donc rien annoncer à l'antenne dans l'émission diffusée dimanche prochain. Sachant qu'Arrêt sur images est enregistré le vendredi, vers l'heure du déjeuner, soyons simple : c'est aujourd'hui ou demain que les choses doivent bouger pour qu'une annonce soit possible à l'antenne...
J'attire juste votre attention sur un détail, ne pas savoir après la mi-juin ce que l'on va faire à la rentrée, à la radio ou à la télévison, signifie généralement - sauf miracle - que l'on ne va rien faire à la rentrée, puisque généralement les grilles sont bouclées très tôt...
Vous me direz que cette supression ne serait pas un drame et qu'il y a des gens dans des situations bien plus précaires dans tous les milieux. Vous aurez entièrement raison. Nous avons souvent ici des sujets de préoccupation de super privilégiés.
Il n'en demeure pas moins que la disparition de l'antenne de la seule véritable émission de critique de la télévision dans tous ses dimensions - politique inclue - serait un signe ou un signal fâcheux, vu le contexte d'Hégémonie et d'Hyper-présidence dans lequel nous serons dimanche à 20 heures.
Je ne préjuge en rien de ce qui va se passer ou pas pour ASI, mais j'ai comme l'impression que l'étau se resserre sérieusement ces jours-ci dans l'espace médiatique. La question du pluralisme posée en premier lieu par François Bayrou - qui en fit le thème de sa campagne - et désormais bastonnée par des socialistes en voie de laminage, est là au milieu de la table.
Mais un peu tard...
L'"ouverture", mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy, et qui continuera dès le lundi 18 justement, avec un nouveau nouveau gouvernement, est un splendide leurrre. Les ralliements individuels sont les arbustes qui cachent - bien mal - la forêt d'un pouvoir qui sera le plus absolu depuis bien longtemps. Et pour bien longtemps. Fillon 2, comme Fillon 1, privilégiera la cosmétique avec cette fois, de la jeunesse, de la féminisation et de la "diversité". Et si possible, avec les trois en même temps. Le tout pourrait bien être incarné avec l'octroi d'un secrétariat d'État à Rama Yade, histoire de doubler l'effet Rachida Dati. En privé, le Président fait d'ailleurs savoir aux nombreux candidats aux postes de secrétaires d'État, qui se bousculent au portillon, que ce sont ses trois seules priorités. On comprend pourquoi, vue l'enthousiasme dans lequel Fillon 1 a été accueilli. Terminer la "saison politique" en voyant les journalistes politiques s'extasier sur les "trouvailles" du Président, voilà l'unique but des spin doctors de l'Élysée... Nul doute qu'il sera pleinement atteint dès lundi après-midi.
Dans ce climat et face à ce rouleau-compresseur, je crains que nos gentils débuts de discussions entre "blogueurs influents" (mais quelle foutaise...), pour savoir comment nous pourrions nous regrouper pour exister - voire résister (ce terme m'exaspère) - soient quelque peu sous-dimensionnées... Sans parler des égos et du narcissime des uns et des autres (bibi compris) qui les conduisent généralement à préférer les voies de la royale attitude/solitude (aucun rapport avec la future probable patronne du PS...). Et que dire des signes de l'isolement le plus vain incarné par certains actes totalement irréfléchis et immatures? Non, promis, je ne vais pas vous reparler du flingage du blog François Mitterrand 2007...
Beaucoup d'entre-vous me sollicitent d'ailleurs et m'envoient gentiment des mails pour proposer leur aide technique au cas où une grosse plate-forme collective serait en préparation. Sachez qu'il n'en est rien pour l'instant. Chacun marche dans son coin, avec ses propres soucis et ses priorités légitimes.
source: http://birenbaum.blog.20minutes.fr/
Daniel Schneidermann publie ce matin un post dans lequel il explique qu'il ne sait toujours pas si Arrêt sur images sera reconduit la saison prochaine. Il explique, de manière à la fois amusée et inquiète, que la décision devrait tomber au lendemain de la dernière (le 18 juin) ; au lendemain des législatives aussi d'ailleurs. Il ne pourra donc rien annoncer à l'antenne dans l'émission diffusée dimanche prochain. Sachant qu'Arrêt sur images est enregistré le vendredi, vers l'heure du déjeuner, soyons simple : c'est aujourd'hui ou demain que les choses doivent bouger pour qu'une annonce soit possible à l'antenne...
J'attire juste votre attention sur un détail, ne pas savoir après la mi-juin ce que l'on va faire à la rentrée, à la radio ou à la télévison, signifie généralement - sauf miracle - que l'on ne va rien faire à la rentrée, puisque généralement les grilles sont bouclées très tôt...
Vous me direz que cette supression ne serait pas un drame et qu'il y a des gens dans des situations bien plus précaires dans tous les milieux. Vous aurez entièrement raison. Nous avons souvent ici des sujets de préoccupation de super privilégiés.
Il n'en demeure pas moins que la disparition de l'antenne de la seule véritable émission de critique de la télévision dans tous ses dimensions - politique inclue - serait un signe ou un signal fâcheux, vu le contexte d'Hégémonie et d'Hyper-présidence dans lequel nous serons dimanche à 20 heures.
Je ne préjuge en rien de ce qui va se passer ou pas pour ASI, mais j'ai comme l'impression que l'étau se resserre sérieusement ces jours-ci dans l'espace médiatique. La question du pluralisme posée en premier lieu par François Bayrou - qui en fit le thème de sa campagne - et désormais bastonnée par des socialistes en voie de laminage, est là au milieu de la table.
Mais un peu tard...
L'"ouverture", mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy, et qui continuera dès le lundi 18 justement, avec un nouveau nouveau gouvernement, est un splendide leurrre. Les ralliements individuels sont les arbustes qui cachent - bien mal - la forêt d'un pouvoir qui sera le plus absolu depuis bien longtemps. Et pour bien longtemps. Fillon 2, comme Fillon 1, privilégiera la cosmétique avec cette fois, de la jeunesse, de la féminisation et de la "diversité". Et si possible, avec les trois en même temps. Le tout pourrait bien être incarné avec l'octroi d'un secrétariat d'État à Rama Yade, histoire de doubler l'effet Rachida Dati. En privé, le Président fait d'ailleurs savoir aux nombreux candidats aux postes de secrétaires d'État, qui se bousculent au portillon, que ce sont ses trois seules priorités. On comprend pourquoi, vue l'enthousiasme dans lequel Fillon 1 a été accueilli. Terminer la "saison politique" en voyant les journalistes politiques s'extasier sur les "trouvailles" du Président, voilà l'unique but des spin doctors de l'Élysée... Nul doute qu'il sera pleinement atteint dès lundi après-midi.
Dans ce climat et face à ce rouleau-compresseur, je crains que nos gentils débuts de discussions entre "blogueurs influents" (mais quelle foutaise...), pour savoir comment nous pourrions nous regrouper pour exister - voire résister (ce terme m'exaspère) - soient quelque peu sous-dimensionnées... Sans parler des égos et du narcissime des uns et des autres (bibi compris) qui les conduisent généralement à préférer les voies de la royale attitude/solitude (aucun rapport avec la future probable patronne du PS...). Et que dire des signes de l'isolement le plus vain incarné par certains actes totalement irréfléchis et immatures? Non, promis, je ne vais pas vous reparler du flingage du blog François Mitterrand 2007...
Beaucoup d'entre-vous me sollicitent d'ailleurs et m'envoient gentiment des mails pour proposer leur aide technique au cas où une grosse plate-forme collective serait en préparation. Sachez qu'il n'en est rien pour l'instant. Chacun marche dans son coin, avec ses propres soucis et ses priorités légitimes.
source: http://birenbaum.blog.20minutes.fr/